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17 janvier 2016 Commentaire (0) Vues: 299 Cinéma, Critiques

Joy : la gentille comédie

David O. Russel, réalisateur de Joy, est adepte des recettes de grand-mère, éternelles et porteuses d’une confortable garantie de succès. David O. Russel reprend, sans trop de risque, les ingrédients de son dernier blockbuster, Happiness Therapy, à l’image de Disney qui mâche et régurgite de vieux scénarios pour son Star Wars VII. Joy, comme Happiness Therapy auparavant, met en lumière un duo d’acteurs très en vogue, Jennifer Lawrence et Bradley Cooper, ainsi que des personnages exubérants et une happy end digne, encore une fois, d’un conte Disney.

Un gentil film sympatoche

Trêve de badinage, une critique de Joy ne peut pas être réductible à une comparaison aux oeuvres Disney, ni même à une comparaison à son aînée, Happiness Therapy sortie en 2012, qu’elle ne saurait égaler. La qualité de cette comédie atteint le niveau de standard de ce que l’on appelle communément « un gentil film sympathoche ».

© 2015 Twentieth Century Fox

© 2015 Twentieth Century Fox

Joli casting oblige, le jeu des différents acteurs anoblit l’oeuvre : Jennifer Lawrence et Robert De Niro n’ont visiblement plus rien à prouver, alors des visages moins hollywoodiens s’imposent, on pense surtout à Edgar Ramírez qui interprète un ex-mari frivole. Ensemble, ce petit monde forme une famille bancale et déjantée dont chaque membre s’offre une personnalité caricaturale. De la mère à grosses binocles dont l’addiction à la télévision rappelle celle de Sara Goldfarb (Ellen Burstyn) dans Requiem For a Dream – en une version plus modérée, à la demi-soeur teigneuse en passant par la grand-mère bienveillante, tous frisent le cliché avec un humour délectable. Un ballet de personnages aux gros traits qui a son charme et qui octroie aux 124 minutes de film un côté digeste, si ce n’est agréable.

Une originalité qui nous manque

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© 2015 Twentieth Century Fox

Venons-en aux points faibles de la comédie. Pour dire vrai, l’ensemble du film est plombé par le graal américain, l’une des plus grandes fiertés états-uniennes, moitié mythe moitié réalité, j’ai nommé l’American dream. D’où un melting pot d’origines, plombier créole, ex-mari vénézuélien et belle-mère italienne, qui montre qu’encore une fois que « Peu importe les origines, l’Amérique réalise tous les rêves ». Ainsi, l’apologie qu’il fait de l’American dream confère au film Joy un caractère utopiste, idéaliste et… niais, disons-le franchement. La prépondérance du rêve américain suffit à octroyer à l’oeuvre la dose de sentimentalisme limite. Pas besoin d’en rajouter. La voix off de mamie-gâteau et l’ellipse finale façon conte de fée apparaissent donc complètement superflues. Quant aux rebondissements, ils sont très attendus, même si le film échappe à quelques pièges. L’originalité et le pep’s que l’on reconnaissait à David O. Russel nous manque.

Joy, oui, apporte un peu de joie. Il s’agit d’une gentille comédie sympatoche qui remonte le moral, mais d’une façon assez éphémère. Joy, non, n’est pas encore digne d’une thérapie de bonheur*.


(* Happiness Therapy, pour ceux qui n’auraient pas compris le jeu de mot…)

★★★

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