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« Ça » il est revenu…pour de bon !

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29 juin 2016 Commentaire (0) Vues: 259 Cinéma, Critiques

Critique : The Neon Demon, girls on film

Voilà un film que j’attendais avec impatience. Et pour cause ! Après la (semi) déception d’Only God Forgives en 2013, le réalisateur danois Nicolas Winding Refn était attendu au tournant. The Neon Demon; dévoilé à Cannes, a t-il tenu ses promesses ?

 

Si l’on avait pu reproché à Only God Forgives de mettre trop en avant son aspect esthétique au détriment du récit, avec The Neon Demon, NWR nous plonge au beau milieu du vide qu’est le monde de la mode. Ainsi l’on suit la jeune Jessie (Elle Fanning) fraîchement débarquée à Los Angeles afin de devenir mannequin. Sa pureté et son innocence ont vite fait d’attirer les convoitises et les jalousies d’autres mannequin prêtes à tout pour prendre sa place.

Sur le papier, le thème de la brebis aux milieu des loups dans un monde pervertie n’a rien de bien original. Mais la force de NWR est qu’il sait sublimer ses symboliques, notamment ici sur celui de la vie et la mort particulièrement bien illustré à travers le personnage de Ruby (Jena Malone), qui incarne une maquilleuse pour la mode mais aussi dans une morgue. Au final, le monde de la mode n’évoque pas plus la vie puisqu’il est d’une froideur extrême et rempli de vampires assoiffés de jeunesse figée.

NWR explore donc plusieurs pistes en s’approchant du fantastique mais sans jamais vraiment le développer. La symbolique du vampire restera donc une symbolique sans réellement servir le récit.

On peut également découper le film en deux partie, dont la première amène petit à petit l’ascension de la jeune Jessie jusqu’à son entrée dans le « côté obscur » à travers cette fameuse scène de défilé ou elle semble pénétrer à l’intérieur d’un tunnel qui lui renvoit sa propre image. Elle ne sera ensuite plus la même. Son attitude, sa manière de s’habiller sont alors différentes, elle perd son regard de biche apeurée qui a tant séduit.

Si l’on peut cette fois reprocher à NWR de ne pas être vraiment allé au bout de son propos, cela n’est qu’à moitié vrai. Le rythme est lent, parfois léthargique mais magnifié par une mise en scène sublime, froide et symétrique (qui rappelle les œuvres de Stanley Kubrick) ou Dario Argento et son Suspiria. Le film est une véritable expérience sensorielle stroboscopique, appuyée par la musique synthétique de Cliff Martinez (déjà mémorable sur Drive et Only God Forgives).

Peut-être pas le film le plus marquant de la filmographie du Danois, ni rien de réellement novateur, mais une expérience ou on se laisse totalement aspiré. Hypnotique.

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