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Interview : Jeff Doucette, not a common man

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Penny Dreadful : c’est fini

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20 juin 2016 Commentaire (0) Vues: 208 Interviews, TV

Interview : Jeff Doucette, un type pas comme les autres

Jeff Doucette : Son nom ne vous dit peut-être rien mais vous voyez son visage dans une multitude se séries depuis de longues années ! De Code Lisa (ou il incarne le père de Gary Wallace) au prêtre pas toujours près à entendre les pires confessions d’Eva Longoria dans Desperate Housewives et plus récemment dans How to Get Away With Murder. Il revient dans un film signé HBO aux côté de Bryan Cranston : All The Way. J’ai eu la chance de discuter avec lui sur sa carrière et même de ses opinions politiques. Voici ces confessions :

 

MM : Tout au long de votre carrière, vous avez incarné une multitude de rôles différents. Vous êtes l’un des visages les plus reconnaissables d’Hollywood mais vous ne vous êtes jamais vraiment « installé » très longtemps dans un rôle. Cela vous donne t-il plus de liberté dans votre travail ?

JD : Oui, être capable de jouer plusieurs rôles différents est à la fois une bénédiction et une malédiction. C’est une bénédiction parce que cela me fait constamment repousser mes limites et trouver une part de moi-même qui pourra s’identifier au personnage. Selon moi et comme beaucoup d’acteurs, nous avons tous un petit quelque chose des personnages que nous incarnons.

« Etre capable de jouer plusieurs rôles différents est à la fois une bénédiction et une malédiction »

Si il devait y avoir une malédiction, ce serait dans le fait que le public ne me voit pas dans un seul rôle marquant. Il y aura toujours quelqu’un de doué pour incarner un certain type de personnage et comme les scénaristes écrivent souvent avec un certains type de personnage en tête, ce genre d’acteurs semblent travailler plus. Mais je suis une sorte de caméléon qui prend la couleur du personnage qu’il incarne et c’est un challenge très intéressant. Je  n’ai pas envie de changer car c’est ce que je suis.

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MM : Quel personnage(s) avez-vous eu le plus de plaisir à incarner ?

JD : Oh, c’est toujours une question difficile pour moi ! Presque tous mes personnages sont importants à mes yeux car ils représentent tous une petite part de moi. Évidemment, Harley Estin, cet adorable loser sans emploi que j’ai incarné dans Newhart durant  5 saisons représentait une grande part de moi-même. J’adorais son innocence et son optimisme face à des situations qui seraient terribles pour d’autres. Je me suis beaucoup inspiré de ma tante Susie pour ce rôle, atteinte de trisomie 21. Elle avait une innocente, simple et très pure façon de voir le monde qui l’entourait.

« Presque tous mes personnages sont importants à mes yeux car ils représentent tous une petite part de moi »

Al Wallace de Code Lisa fait aussi parti de mes personnages favoris. Il était plus une sorte de Homer Simpson. Ce que j’ai aimé le plus avec Al et cette série était la liberté avec laquelle on nous laissait exprimer toutes les facettes des personnages grâce aux nombreuses situations « fantastiquement incongrues » dans lesquelles nous nous retrouvions. Au fil des saisons, Al a pu voyager dans le temps à la rencontre de son propre grand-père, être changé en adolescent fêtard, dans la peau d’un mannequin appelé Magnifico, un type qui portait un costume porte-bonheur, un parrain de la mafia et bien sûr, un vrai père et conducteur de dépanneuse. Quelle éclate !

Mais j’aime aussi interpréter des personnages plus sombres. Dans un épisode d’une mini-série intitulé Sleepwalkers avec Bruce Greenwood et Naomi Watts, j’incarnais un détective sur les traces d’un serial killer jusqu’à ce que l’on se rende compte que j’étais aussi partenaire du tueur. J’ai aussi remporté tous les prix d’interprétations de Whitey Spurlock au théâtre dans la pièce Rage ou I’ll be Home for Christmas. Dans cette pièce je tue ma famille et termine sur la chaise électrique, mais croyez-le ou non, c’est une comédie à l’humour noir ! Je devais trouver l’équilibre entre le fait d’incarner le plus horrible type du monde mais tut en faisant encore rire le public. Quentin Tarantino y a assisté une paire de fois et s’est pas mal inspiré des thèmes de la pièce pour écrire Tueurs Nés.

MM : Je suis une immense fan de la série Code Lisa ou vous interprétiez le rôle d’Al Wallace de 1994 à 1997, quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

L’écriture était incroyable ! Toutes les semaines, les auteurs arrivaient avec de nouvelles idées. Je n’étais pas l’un des personnages principaux mais quand c’était le cas pour certains épisodes, j’avais l’impression qu’ils avaient écrit tout l’épisode pour moi. C’était génial de se sentir si apprécié et de travaillé sur des idées si étoffées ! Bien sûr il y a eu tant de fous rire sur le plateau avec John Asher, Michael Manasseri, et Lee Tergesen. Je suis toujours en contact avec certains des scénaristes ainsi que John Asher et sa mère Joyce Bulifant, qui incarnait mon épouse et la mère de Gary dans la série. Elle a aussi joué le rôle de la femme de Gavin MacLeod dans The Mary Tyler Moore Show. Nous nous sommes d’ailleurs réunis récemment avec son vrai époux Roger Perry (voir la photo ci dessous – ndlr). John Asher est devenu un très talentueux réalisateur et m’a dirigé dans un film intitulé Somebody Marry Me : un film de  100 minute fait en une seule prise ! C’était une sacré aventure ! Il a également réalisé une excellente parodie de la franchise Taken qu’il a nommé Tooken avec dans le rôle principal Lee Tergensen ! Son dernier film se nomme Po (qu’il a réalisé en hommage a son films autiste – ndlr). John et moi avons tous deux un enfant autiste et c’est incroyable la façon dont son film plonge dans l’esprit d’un autiste.

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MM : Un nouveau film signé HBO intitulé All The Way vient d’être diffusé aux Etats-Unis. Pouvez-vous nous dire de quoi il s’agit et quel rôle vous y jouez ?

JD : All The Way est probablement le meilleur drame politique que vous pourrez voir prochainement. Bryan Cranston y incarne President Lyndon Baines Johnson. L’histoire débute avec l’assassinat de Kennedy et les chroniques de LBJ durant sa première très ambitieuse année de sa présidence, tentant de faire passer le « Civil Right Act » de 1964 tout en concurrent pour sa ré-élection et en combattant les Sudocrates très en colère et catégoriquement contre la ségrégation. Le film est produits par Steven Spielberg pour HBO et a été réalisé par Jay Roach, l’un des meilleurs réalisateurs. J’y interprète le Sénateur du Mississippi Jim Eastland (un Sudocrate fanatique), démocrate par habitude et non pas idéologie. Il est connu pour sa longue carrière au Sénat, où il fut le secrétaire inamovible du Comité judiciaire de 1956 à 1978, mais aussi pour son anticommunisme, son opposition au mouvement des droits civiques et sa défense de la ségrégation raciale dans les États sudistes. Donc si vous me détestez dans ce film, c’est que j’ai fait du bon boulot ! Malheureusement, une heure et demi a du être coupée au montage et deux de mes plus grandes scènes sont donc passées à la trappe. Mais je suis toujours dans le film, et vous me détesterez toujours ! (Rires)

« Ce qui est très important aujourd’hui, c’est de s’assurer que Donald Trump ne soit pas élu Président et qu’il ne s’approche pas de la Maison Blanche ! »

MM : Je sais que vous être très concerné par la politique et en ce moment l’Amérique est au milieu des élections présidentielles. Quel est votre sentiment face à la situation ?

JD : (Rires) C’est vrai, je suis très ouvert quant à mes opinions politiques, et cela m’a parfois attiré des ennuis. Je suis un fervent sympathisant de Bernie Sanders depuis plus de dix ans. Il est l’un des hommes politiques les plus honnêtes en Amérique. Malheureusement il ne fait plus parti des candidats en lice du côté démocratique. Selon moi, ce qu’il y a de plus important à présent est de s’assurer que Donald Trump n’accède pas à la présidence ou qu’il ne s’approche pas de la Maison Blanche. Je l’appelle « DON the CON ». C’est un type dangereux qui n’a pas la moindre idée de comment diriger ce pays. Il en appelle aux pires bassesses de la nature humaine. Et c’est le moment pour l’Amérique de montrer sa vraie nature. La question est : est ce que ce sera notre bonne nature ou notre fanatisme nourri de peur qui s’exprimera ? Je voterai Hillary Clinton, qui est le choix le plus raisonnable, qui n’apportera peut-être pas le genre de changement dont nous avons besoin mais qui sera de loin bien meilleure que « DON the CON » !

MM : Merci Mr Doucette !

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