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Daniel Johns, le leader de Silverchair est de retour...

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Blur est de retour avec un nouvel album !

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9 février 2015 Commentaire (0) Vues: 421 Interviews, Musique

Interview : rencontre avec The Twilight Sad

Pour faire court, The Twilight Sad est un groupe écossais aux influences croisant pop, post punk, folk et shoegaze, mêlées aux murs de guitares de Mogwaï. Baignant dans une intense mélancolie, les textes de James Graham, appuyés par un accent à couper au couteau, provoquent des images fortes.

Interview à la sortie de Nobody Wants To Be Here And Nobody Wants To Leave, nouvel album du groupe, aux sonorités moins agressives mais à l’intensité intacte.

 

 

MM : Pour ceux qui nous lisent et qui ne vous connaissent pas, peux-tu présenter le groupe ?

James Graham : Nous sommes un groupe originaire de Glasgow, Écosse. Andy Mc Farlane joue de la guitare, Mark Devine de la batterie, Johnny Docherty de la basse, et  Brendan Smith joue des claviers. Je m’appelle James Alexander Graham et je suis le chanteur. Andy écrit toute la musique du groupe, moi j’écris les paroles et les mélodies vocales. En 2007 nous avons sorti notre premier album Fourteen Autumns & Fifteen Winters, le deuxième album Forget The Night Ahead en 2009, le troisième No One Can Ever Know en 2012, et le quatrième en octobre 2014. Chacun de nos disques est un témoignage de nos vies, mes paroles sont très personnelles. Elles sont inspirées par d’où je viens, mes amis et ma famille et par ce qui nous est arrivé au fil des années. Je suis plutôt attiré par les films ou la musique sombre, notre musique véhicule elle aussi des choses plutôt sombres… J’utilise l’écriture comme une sorte de thérapie, mes paroles me permettent de me débarrasser de choses dont je ne pourrais pas parler dans la vie de tous les jours. Avec les années, nous avons pu jouer notre musique de différentes manières. En tournée, nous sommes un groupe noisy de 5 personnes mais nous jouons aussi nos chansons en acoustique, à trois, et nous avons joué une fois avec un orchestre de 80 musiciens.

 

MM : Après une année difficile et votre troisième album No One Can Ever Know ayant été un petit peu passé sous silence, votre nouvel album fait beaucoup parler de lui. Comment te sens-tu à l’heure actuelle et comment se passe la tournée pour l’instant ?

JG : Pour être honnête, je ne pense pas que No One Can Ever Know ait été passé sous silence. Le disque a reçu de bonnes critiques et je pense que les gens ont apprécié le fait que nous ayons pris des risques et essayé des choses que nous n’avions pas essayées avant. C’était un disque très froid et peut être qu’il a fait peur à quelques-uns, mais je pense que les gens qui comprennent ce qu’on essaie d’accomplir en tant que groupe ont vraiment compris cet album. Ça a été un disque important pour nous, il nous a changés en tant que musiciens/compositeurs et sans ce disque, Nobody Wants To Be Here And Nobody Wants To Leave n’aurait pas été comme il est et n’aurait peut-être même jamais été fait. Cela dit, il est évident que notre nouvel album reçoit beaucoup plus d’attention que nos autres disques, peut-être même plus que le premier album. Cela fait du bien, c’est comme si après avoir travaillé dur pendant toutes ces années ce travail commençait à payer… Mais j’ai l’impression qu’il nous reste encore beaucoup de travail à faire. On ne serait jamais allé si loin sans les gens qui nous écoutent et qui viennent aux concerts, achètent nos disques, soutiennent le groupe, et je leur serai à jamais redevable. Je suis aussi très fier de nous, parce que nous n’avons jamais douté de ce que nous faisions alors que nous traversions des moments difficiles… Je suis vraiment excité par tous les concerts qui s’annoncent cette année et à l’idée de voir jusqu’où cet album va nous mener. Je suis aussi excité par ce qui va suivre et musicalement, j’ai déjà des idées plein la tête.

 

MM : Le festival Primavera a été un moment important pour le groupe.

JG : Oui, Primavera l’année dernière a vraiment été un temps fort pour le groupe… J’ai toujours rêvé de jouer à ce festival, il y a toujours mes groupes préférés à l’affiche. J’adore Barcelone aussi, c’est vraiment une ville géniale. On a été invité à faire deux concerts différents, un au festival le vendredi soir et un concert acoustique au milieu de Barcelone dans le Parc De La Ciutadella. Le concert du vendredi soir a été tout ce que nous pouvions espérer, la scène donnait sur la mer et on a commencé à jouer alors que le soleil se couchait et c’était comme si la foule devenait de plus en plus grande après chaque chanson. Je ne pensais pas que le weekend pourrait encore mieux se passer mais notre concert dans le parc le jour d’après a été vraiment unique. Il y avait des gros nuages au-dessus de nous et il n’y avait pas de toit pour la scène, donc s’il se mettait à pleuvoir, le concert était annulé. J’avais aussi attrapé une intoxication alimentaire ce jour-là… Donc tout était contre nous, mais dès qu’on a commencé à jouer les nuages sont partis et j’ai commencé à me sentir mieux. Le parc était magnifique et il y avait tellement de monde, je n’arrivais pas à en croire mes yeux. Et malgré tout ce monde, il n’y avait pas un bruit quand on jouait. Je crois que j’ai dû dire au moins dix fois au micro: « Est-ce que tout ça est vraiment réel?!!!« . C’était un sacré weekend.

 

MM : Votre nouvel album est peut être le plus accessible, surtout grâce à davantage de respirations et à un contraste plus prononcé entre les chansons. Et I Could Give You All That You Don’t Want est probablement la chanson la plus accrocheuse que vous ayez écrite. Avez-vous ressenti que le moment était venu d’explorer différentes nuances de gris, plutôt que de se focaliser sur une seule? En ce sens, l’album est plus proche de Fourteen Autumns And Fifteen Winters que des autres, ne penses-tu pas ?

JG : En ce qui concerne l’écriture de nos chansons je n’ai aucun but en tête, comme écrire tel ou tel type de chanson ou faire quelque chose d’accessible. Je fais juste ce qui vient naturellement et ce qui sort… sort. C’est pourquoi, je pense, les gens se reconnaissent dans notre musique, parce que c’est honnête et qu’on n’essaie pas d’être autre chose que nous-mêmes. Quand j’écris c’est de manière très inconsciente. Je pense que nous avons appris de nos albums précédents, et le fait de jouer en live depuis sept ans maintenant a aidé à construire le son global du disque. On a combiné le style « mur de son » avec le côté décharné, et le son acoustique qu’on nous connait maintenant, en jouant avec les pianos et celestas, mixé avec les guitares et synthés. Ça a aidé à créer un ensemble plus varié qui peut-être rappelle notre premier album. Je pense que dès qu’on a commencé à écrire l’album on a su comment il devrait sonner. On avait développé le son du groupe depuis trois albums tout en restant fidèles à nos préceptes, ne pas forcer les choses et les laisser arriver naturellement. On désire toujours faire de la musique qui nous intéresse et nous excite avant tout.

MM : Tu as dit que le premier album parlait « des autres se comportant comme des cons », le deuxième « je suis un pur con », et le troisième « on est tous des cons ». Qu’en est-il du nouvel album ?

JG : Il traite du fait d’être con l’un envers l’autre.

MM : On dirait que il y a un thème qui traverse l’album, celui d’un couple qui désire se fuir, se dispute, se fuit et essaie d’arranger les choses. Tu répètes des phrases tout au long de l’album comme « you tell me where you go », « I don’t know where you go », ce qui est un excellent moyen de lier les chansons du point de vue des textes. On a vraiment l’impression d’une histoire, avec un début, un milieu, et un possible dénouement.
     

JG : Chaque chanson est un chapitre dans l’histoire globale de l’album. Chaque album informe sur l’endroit où nous nous trouvons à un moment précis de nos vies. Je suis content que tu ressentes ça en l’écoutant. On écrit des albums, on l’a toujours fait. On n’écrit pas juste des chansons, comme ça. Chaque chanson doit être associée aux autres et raconter l’histoire du disque.

MM : En parlant de lier les chansons, les dernières du disque forment une sorte d’étrange comptine en trois parties.

JG : C’est une super façon de voir la chose. J’aime bien que tu penses ça.

MM : Ça fait quelque temps que j’écoute votre groupe maintenant et l’influence des Smiths ne m’a jamais paru aussi évidente que sur ce disque (Drown So I Can Watch, Pills I Swallow).

JG : C’est cool, je suis un grand fan des Smiths. J’étais obsédé par eux quand j’avais dix-huit ans, je n’écoutais qu’eux. Je pense avoir toujours été influencé par eux et leur façon d’écrire. Mais leur influence est inconsciente, comme l’influence de beaucoup d’autres groupes. Quand on écrit, on fait ce qui vient naturellement, mais je pense qu’on peut toujours ressentir quels groupes nous ont influencés au fil des années.

MM : De même, In Nowheres pourrait être renommé John Carpenter’s In Nowheres. Je pense que ça sonnerait comme ça s’il se mettait à faire du shoegaze flippant.

JG : C’est cool, ça me plaît. On est aussi des grands fans de John Carpenter.

MM : Tu utilises beaucoup de métaphores dans tes textes et elles évoquent des images très fortes. Ça peut sembler être une question étrange, mais as-tu le sentiment de t’être créé un monde alternatif, avec ses personnages, ses lieux et ses codes ?

JG : Non, tout ce que j’écris se passe dans le monde réel et est arrivé à de vraies personnes.

MM : Tu n’as pas mis les paroles avec le disque. Était-ce une décision assumée? En tant que Français, le fait d’avoir les textes de l’album Forget The Night Ahead est ce qui m’a fait définitivement plonger dans votre groupe.

JG : Quand l’artwork du disque a été terminé, ça a été fait sans les paroles et ça rendait très bien. Je pense que si l’on avait mis les paroles en plus dans la mise en page, ça aurait eu l’air trop encombré. Je suis en train de voir pour sortir les paroles d’une façon ou d’une autre car j’en ai assez que les gens n’entendent pas les bonnes choses… J’ai vu des personnes essayer de les déchiffrer et qui entendaient n’importe quoi. J’ai peur que les gens croient que ce sont les vraies paroles car elles sont horribles. Donc je vais sortir les vraies paroles à un moment donné, c’est sûr.

MM : Tu as dit qu’il y a une chanson en particulier sur le disque où tu as « tout mis ». Peux-tu nous en dire plus ?

JG : Cette chanson c’est Sometimes I Wished I Could Fall Asleep. Dès que j’ai écrit cette chanson j’ai su quelle direction j’allais prendre en ce qui concerne les paroles. On a pas encore joué cette chanson en live, j’espère qu’on va pouvoir le faire. J’ai fait écouter la démo de cette chanson à mon amie dans ma voiture et elle a commencé à pleurer alors j’ai su que j’avais accompli ce que je voulais avec cette chanson.

MM : Vous venez de sortir une vidéo pour Last January, qui est très réussie. Que peux-tu en dire ?

JG : Pas grand chose, pour être honnête. On a donné le morceau à notre amie Nicola Collins qui a réalisé quelques vidéos pour nous dans le passé (The Wronge Car, The Room). On lui a laissé faire ce qu’elle voulait. Nicola est géniale, elle vient de faire la vidéo de notre nouveau single I Could Give You All That You Don’t Want.

 


MM : « Personne ne veut qu’il n’y ait plus de musique mais personne ne veut plus acheter de disques », ou quelque chose comme ça. Tu t’es beaucoup exprimé sur ce sujet, et je ne pourrais pas être plus en accord avec ton point de vue. Que penses-tu qu’il va se passer? Est-ce que tu ressens un nouveau regain dans l’achat de disques, au moins en ce qui concerne un public spécifique ?

JG : C’est vrai que les gens achètent de moins en moins de musique. Les ventes de disques sont en baisse d’année en année. Il y a tellement de moyens pour les gens d’écouter de la musique de nos jours. Je n’ai aucun problème à l’idée d’essayer avant d’acheter grâce à ces outils. C’est ce que je fais, j’écoute quelque chose en ligne et si ça me plaît je vais acheter le disque. On a beaucoup de chance que les gens qui aiment notre musique aiment avoir une copie physique. Il soutiennent le groupe en achetant nos disques et ils savent que c’est grâce à ça qu’on va pouvoir continuer à exister et faire de la musique. C’est étrange de se dire que les gens sont ok pour voler quelque chose qui peut prendre des années à être fait, qui peut avoir une influence majeure dans leur vie et qui ne coûte que 10-20 euros, et d’un autre côté sont ok pour dépenser 3 euros en café chaque jour.

MM : Est ce que la culture française a eu une influence sur le groupe ?

JG : J’ai de la famille qui vit à Paris et je leur rends visite depuis mon enfance. J’ai donc passé beaucoup de temps en France. J’ai toujours apprécié les moments ici et j’adore la culture. Je ne sais pas quelle sorte d’influence ça a pu avoir sur notre musique, comme pour le reste c’est probablement quelque chose d’inconscient. J’aime le romantisme de Paris et je trouve que c’est une ville magnifique, et j’aime aussi beaucoup le sud de la France. On a joué uniquement à Paris, j’aimerais jouer à Lyon, Bordeaux, et voir plus de pays.

MM : J’ai été à Edinburgh et Glasgow, et j’ai été agréablement surpris par la façon dont les Français sont reçus. « Oh vous êtes français, laissez-moi vous payer une pinte ! »

JG : Les Écossais et les Français ont un lien fort, on l’appelle « The Auld Alliance » (« La Vieille Alliance »). C’est bien d’avoir ce lien, mais on est tous amis maintenant.

MM : Tu es très films, livres, et comics. Peux tu nous donner quelques-uns de tes coups de cœur de l’année ?

JG :  A dire vrai, je n’ai pas eu trop le temps de lire des comics cette année ou l’année dernière. On m’en a offert quelques-uns pour mon anniversaire et quand j’étais en tournée aux États-Unis. J’ai lu le X-Men de Grant Morrisson que mon bon ami Aidan Moffat (de Arab Strap) m’a donné, il m’a aussi offert le comic X-Men sorti le jour de mon anniversaire, ce qui était très cool. Je lis aussi le nouveau Ms Marvel.

MM : Peux-tu nous nommer des groupes écossais que tu apprécies ?

JG : J’aime beaucoup Errors, Honeyblood, Remember Remember, RM Hubbert et un nouveau groupe de Dundee qui s’appelle Vladimir. On était tellement occupés, je n’ai pas trop eu le temps de sortir et de découvrir de nouveaux groupes…
MM : Et maintenant la question de fan: comptez-vous à un moment donné rejouer In The Blackout (face B du single I Became A Prostitute) et pourquoi pas en enregistrer une version acoustique ? Ce serait fichtrement bien.

JG : J’aime beaucoup cette chanson. Je vais en parler à Andy et voir s’il serait partant. D’ailleurs, j’écoutais pas mal de Faces B l’autre jour car je faisais une playlist, j’en ai tellement oublié. C’est bien parfois de regarder en arrière et de te rappeler des chansons que tu avais oubliées.

 

MM : Merci pour ton temps et t gentillesse James ! Cheers !

 

Propos recueillis par Jude.

 

 

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MM :  For those reading who don’t know you, could you introduce the band ?

JG : We’re a band from Glasgow Scotland. Andy McFarlane plays guitar, Mark Devine plays Drums, Johnny Docherty plays Bass, Brendan Smith plays Keys, my name is James Alexander Graham and I am the singer. Andy writes all the music in the band and I write the lyrics and vocal melodies. In 2007 we released our debut album « Fourteen Autumns & Fifteen Winters », our 2nd record « Forget The Night Ahead » in 2009, our 3rd record « No One Can Ever Know » in 2012 and our we released our 4th record in October of 2014. Each of our records is a documentation of our lives, my lyrics are very personal. My lyrics are inspired by where I am from, my friends/family and things that have happened to us over the years. I prefer darker films, music etc so our music is has pretty dark themes. I use my writing as a form of therapy, I get things off my chest through my lyrics that I wouldn’t be able to talk about in everyday life. Over the years we’ve performed our music in many different ways. When we are touring we are a 5 piece noisy band but we also perform our songs, acoustically, as a stripped back three piece and once we performed with an 80 piece Orchestra.

MM :  After a rough year and your third album NOCEK having being slightly overlooked, your new album seems to be getting a lot of well deserved attention. What are your feelings at the moment and how the tour’s been going so far?

JG : I’m not sure NOCEK was overlooked to be honest. The record got good reviews and I think people appreciated that we took a few risks and used some new instrumentation that we hadn’t used before. It was a very cold record and it maybe scared some people off but I think the people that understand what we are trying to achieve as a band truly understood that album. It was an important record for us, it pushed us as musicians/writers and without that record « Nobody Wants To Be Here And Nobody Wants To Leave » wouldn’t have turned out the way it has and it might not have ever happened.  That said there’s no doubt that our new record has gained a lot more attention than maybe any of our releases, maybe even more than our Debut album. Its a good feeling, it feels as though we’ve been working hard over the years and some of that work is beginning to pay off, I still think there’s a lot more work to be done on our behalf. We wouldn’t have got this far if it wasn’t for the people that have listened/came to the gigs/bought our records/supported our band and I will be forever grateful to them. I’m really proud of us as well and that we never doubted our belief in what we do even though we went through a really rough time as a band. I’m genuinely excited about all the gigs we’re going to play this year and seeing how far this record is going to take us. I’m also really excited about the prospect of what comes next and thoughts of new music are already in my head.

MM : There was this special thing that happened at Primavera.

JG : Yeah Primavera last year was a real career Highlight. I’d always dreamt of playing that festival, the line up always has my favourite bands on it. I love Barcelona as well, its a really great city. We were invited to play 2 separate gigs, one at the main festival on the Friday night and then a stripped back performance in the middle of Barcelona called Parc De La Ciutadella. The gig on the Saturday night was everything we could have ever have hoped it would be, the stage was looking out onto the sea and we started to play as the sun went down and the crowd just seemed to get bigger after every song we played. I didn’t think the weekend could get better but our set in the park the next day was really really special. There were rain clouds up above us and there was no cover for the stage, so if it rained the gig was off. I also had food poising that day. So all the odds were against us but as soon as we started to play the rain clouds parted and i started to feel better. The park was beautiful and it was so busy I couldn’t believe it. Even though there were so many people there they were all so silent when we played. I think I said over the mic about 10 times « Is this actually happening?!!! ». It was a special weekend.

MM :  The new album may be your most accessible yet, mainly because of a new sense of space, and a more pronounced contrast between the songs. Also, ‘I Could Give You All That You Don’t Want’ is probably the catchiest song you’ve ever written. Did you feel it was the right time to explore different shades of grey, rather than focusing on one? In that regard, the album feels closer to ‘Fourteen autumns and fifteen winters’ than the other ones, would you agree?

JG : When it comes to writing our songs I don’t have any goals in mind as in write this type of song or make this accessible. I just do what comes naturally and what comes out……comes out. That’s why I think people connect with our music, because its honest and we’re not trying to be anything other than ourselves. When I’m writing its a very sub conscious thing. I think we have learned from our previous records and from playing live for 7 years now helped achieve the overall sound of this record. We would combine the « wall of noise » type sound, with the sparse, synth led setup, with the stripped back sound that we have been known for doing, and making more use of pianos and celestas, mixed with the guitars and synths helped create a more wide ranging effect which maybe harks back to our debut album. I think as soon as we started writing the record how the record was supposed to sound. We’d been developing the bands sound over 3 previous albums whilst still sticking to the ethos of the band which was not to force things and let them happen naturally, we always want to make music that interests us and excites us first.

MM : You said that the first record was ‘about others being dicks’, the second ‘about me being a pure dick’, and the third ‘we’re all dicks’. What about the new one?

JG : Its about being Dicks to each other.

MM : There seems to be this ongoing theme throughout the record of a couple wishing to run away, arguing, running away and trying to settle things. Resembling sentences like ‘you tell me where you go’, ‘I don’t know where you go’ appear in different songs , which is a great way to lyrically bind the songs together. There really seems to be a story, with a beginning, a middle and possibly closure.

JG : Each song is a chapter in the overall story of the album. Each album documents where we are in our lives at that specify moment. I’m glad you get that from listening to it. We write albums, we always have. We don’t just write a bunch of songs. Its song has got to relate to each other and tell the story of the record.

MM : Speaking of binding songs, the last ones on the record sound like an eerie three part lullaby.

JG : Thats a cool way of looking at it. I like that you think that.

MM : I have been listening to your band for a while now, but the influence of The Smiths never stroke me as much as on this record (‘Drown so I can watch’, ‘Pills I swallow’).

JG : That’s cool, I’m a massive Smiths fan. I was obsessed with them when I was 18, they were all I listened to. I think I’ve always been influenced by them and their songwriting. Again their influence just like any other band has been subconscious.  When we write we just do what comes naturally but I think you can always tell what bands have influenced us over the years.

MM : Also, ‘In Nowheres’ could be named ‘John Carpenter’s In Nowheres’. I guess that’s what it would sound like if he was making creepy shoegaze.

JG : That’s cool, I like that. We are also big John Carpenter fans.

MM : You use a lot of metaphors in your lyrics and they are pretty evocative. It may seem like a weird question, but do you have the feeling you have created yourself an alternate world of your own, with its characters, settings and codes?

JG : No everything I write about is set in the real world and has happened to real people.

MM : You didn’t put the lyrics with the record. Was it a conscious decision? As a french, reading the lyrics on ‘Forget the night ahead’ was what definitely got me into your band. And you kind of are a singalong band actually, as weird as it may sound!

JG : When the artwork was produced for the record it was all set out without the lyrics and it looked really good. I think if we’d have had to put the lyrics in the layout of the record it would have made it look really cluttered. I am looking into getting the lyrics out there somewhere as I am fed up with people getting them wrong. I’ve seen people trying to decipher them and getting them horribly wrong, I am afraid of people thinking they are the actual lyrics because they are very bad. So I am going to get the actual lyrics out there at some point I’m sure.

MM : You said that there is one particular song on the record where you ‘put everything’. Could you tell us a bit more?

JG : That song for me was « Sometimes i Wish I Could Fall Asleep« . As soon as I wrote that song I knew what direction I was going to go as far as the lyrics were concerned. We haven’t played that song live yet, I’m hoping we can at some point. I played the demo of that song for my friend in my car and she started to cry so I knew that I’d achieved what I wanted with that song.

MM :  You have just released a video for ‘Last January’, which is really nice. Can you tell us about it?

JG : Not much to tell to be honest. We gave the track to our friend Nicola Collins who has directed a few videos for us in the past (The Wrong Car, The Room). We gave her creative control with the video. Nicola is great, she’s just done the video for our new single « I Could Give You All That You Don’t Want« .

MM : Nobody wants music to end but nobody wants to buy records anymore’, or something like that. You have been quite vocal about those issues, and I couldn’t agree more with your views. What do you think is going to happen? Are you sensing a renewed interest for at least some specific audience to start buying records again?

JG : I mean it’s a fact that people are buying less music. Record sales have been going down and down year upon year. There are so many outlets for people to hear music these days i.e Spotify, Youtube, Soundcloud ect. I have no problem with the idea of try before you buy with these outlets. I do that, I’ll will listen to something online and if I like it I will buy the record. We’re very lucky that the people who like our music like having a physical copy. They support the band by buying our records as they know thats how we will be able to exist and keep making music. Its a strange thought that people are ok with stealing something that can take years to make and can have a major influence in their life which will only cost £10-£20 but are ok with spending £4 on a coffee everyday.

MM : Did french culture have an influence on the band?

JG : I have family that live in Paris and I’ve been visiting them since I was young so I have spent a lot of time in France. I always enjoy my time there and I love the culture. I don’t know if what sort of influence its had on our music, probably like most things with our writing it is probably subconscious. I like the romanticism of Paris and think its a beautiful city and I also love the south of France. We’ve only ever played gigs in Paris, I’d like to play in Lyon, Bordeaux and see more of the country.

MM : I’ve been to Edinburgh and Glasgow, and I was (pleasantly) surprised by the way french people are received (or maybe I was really lucky). ‘Oh you’re french, here, have a pint!’

JG : The Scottish and the French have a strong connection, we call it « The Auld Alliance ». Its nice to have that connection but we’re all friends now.

MM : You’re fond of films, books, comics. Could you name some your year’s favorites?

JG : I haven’t had that much time to read comics this year or last if I’m honest. I was given a couple for my birthday and whilst I was on tour in America. I read Grant Morrisons X-Men which was given to me by good friend Aidan Moffat, he also gave me the X-Men comic that was released on the day of my birthday which was really cool. I am also reading the new Ms Marvel.

MM : Could you name some scottish bands you like? Maybe some more obscure ones.

JG : I really like Errors, Honeyblood, Remember Remember, RM Hubbert and a young band from Dundee called Vladimir. I haven’t really been able to go out and discover new Scottish bands because we’ve been so busy.

MM : And now the hardcore fan question: will you at one point dig out ‘In the blackout’ and maybe do an acoustic version? That would be pretty awesome.

JG : I really like that song. I’ll have a word with Andy and see if he would be up for it. I was actually listening to a lot of B-Sides the other day because I was making a playlist of them, I forgot so many of them. Sometimes its nice to look back to remind yourself of the songs you forgot about.

Thank you for your time and kindness James, cheers!

 

Jude

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