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[CRITIQUE] Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées

Ces acteurs posent dans leur meilleur rôle

24 décembre 2014 Commentaire (0) Vues: 881 Cinéma

Les 3 plus belles scènes de l’année 2014 au cinéma

En ce 24 décembre, MeltingMag vous offre un beau cadeau : celui de pouvoir revivre, au moins au travers de votre mémoire, les trois plus belles scènes de cinéma de l’année 2014. Subjectif ? Évidemment. Attention spoilers.

3. Le premier twist de Gone Girl.

Gone Girl Twist

L’art du twist chez Fincher n’est plus un secret pour personne : Fight Club, Seven ou encore Millénium : beaucoup de ses longs métrages y ont eu droit. Seulement, rarement il était survenu aussi tôt dans le film, et rarement il avait donné une telle ampleur à la suite des événements. Ici, Amy, jouée par une superbe Rosamund Pike, déballe son sac et explique au spectateur comment simuler une scène de crime, en ne manquant pas de distiller ici ou là de virulents tacles à son mari. Comment la société américaine fabrique ce type de personnes (une ménagère qui vire à la sociopathe obsessive), comment le mariage enferme les individus, comment la crise financière a bouleversé la vie de millions de classes moyennes américaines : au-delà du sublime score de Trent Reznor et Atticus Ross (déjà collaborateurs pour le génial The Social Network), la scène est pleine de sens et sonne comme le départ d’une deuxième partie de film démente.

 

2. La poursuite après le drone de surveillance indien dans Interstellar.

Cornfield chase

Peu de films nous auront marqué comme Interstellar, vous avez pu vous en rendre compte si vous avez lu notre critique ici. Certains ont retenu l’immense odyssée spatiale, d’autres l’émouvant mélodrame familial, et tous s’accordent à dire que la séquence où Cooper découvre les vingt-trois années de messages de ses enfants est magnifique. Certes, mais ce serait oublier les émotions que procurent bon nombre de certaines autres, comme celle où, au tout début du film, Matthew McConaughey et ses enfants poursuivent un drone de surveillance indien à travers les champs de maïs. Filmé de main de maître, Nolan pose les bases de tout ce qui va suivre : Cooper est en quête irrémissible d’adrénaline (quitte à faucher de précieux épis), son fils suit tant bien que mal, forcé de marcher dans les pas de son père, et sa fille sera celle qui, au bord d’un canyon majestueux, pose l’appareil à terre. Comme l’introduction à une folle course contre la montre, la scène, servie majestueusement par un des plus beaux morceaux de la plus belle bande originale d’Hans Zimmer, trouvera un écho particulièrement saisissant plus tard dans le film.

 

1. La course en skate dans Mommy.

mommy21

Cinquième film pour Xavier Dolan. Cinquième. À vingt-cinq ans. Mommy aura donc conquis toute une jeunesse (la hype du mois d’octobre était hallucinante) et sera reparti avec le Prix du Jury à Cannes. C’est dire l’ampleur du talent du réalisateur québécois. C’est d’autant plus frappant lorsque, le temps d’une séquence, Dolan fait éclater toute sa maestria d’artiste et de metteur en scène : Steve, adolescent TDAH impulsif et violent, jusque-là étriqué, contenu dans le format 1:1, se saisit de son skate et écarte les bordures de l’écran, les repoussant jusqu’au classique format 16:9. Sur cette course en skate vers un bonheur à portée de main – avec en fond musical « Wonderwall », d’Oasis – si fort, mais si loin, l’alchimie entre l’image et le son, les acteurs et le cadre, le réalisateur et son spectateur tient du miracle : tout est parfait.

Alors quoi ? Pas de Boyhood, pas de Her, pas de 12 Years a Slave, pas de Night Call, pas de The Grand Budapest Hotel, pas de Gardiens de la Galaxie ? Subjectif, on vous a dit.

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