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Les 10 clowns les plus terrifiants du cinéma

[CRITIQUE] Le Juge

28 octobre 2014 Commentaire (0) Vues: 669 Cinéma, Midnight Movies

Midnight Movies : Ghoulies

C’est au milieu d’un amas de cassettes vidéo aux jaquettes moisies par le temps qu’on retrouve Johan et Fred. Ils vous font partager leur expérience du B et du Z des 70’s aux 90’s. Au menu ce soir, la série Ghoulies.

 

On vous emmène aux toilettes : cet endroit où le parfum « brise marine » vient vous distraire les trous de nez, où la solitude et le calme favorisent la concentration sur diverses stratégies décisives, où les mouches en viennent parfois à vous considérer comme leur meilleur ami… Oui, la salle du trône, l’endroit le plus paisible au monde, jusqu’à ce que de petites créatures hargneuses décident de tout retourner !
On aimerait se dire que c’est bien dans les gogues qu’elle a été imaginée un soir de cuite, la tête dans la cuvette, par le king des séries B de la grande époque (celle de la VHS) : Charles Band. Mais il n’en est rien. Arrivée presque par accident, la quadrilogie Ghoulies a portée en elle (croyez-le ou non) deux des films dont on a le plus parlé dans la cour du collège à leur sortie.

Ghoulies I : le premier film débute avec l’arrivée d’un certain Jonathan Graves dans le manoir qu’on lui a légué. Il tombe sur un vieux grimoire dont il va tester les formules de magie noire jusqu’à faire surgir des enfers les bestioles démoniaques du titre. S’il est loin d’être une bouse pour l’amateur averti (on parle de types pouvant citer au moins trois films de Mattei et capables de réaliser qu’on parle d’un petit budget tourné il y a trente ans), Ghoulies n’est pas non plus un feu d’artifice du bis. Conçu pour faire flipper (mais ça ne marche pas), ne misant pas tout sur les créatures (du coup, on trépigne plus d’une heure avant de les voir à l’écran), on s’en souviendra surtout pour ses deux premières séquelles…

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Ghoulies II : Tirés une nouvelle fois des ténèbres par une incantation malheureuse, les Ghoulies déboulent dans une fête foraine où ils s’attachent à faire de « l’antre de Satan » l’attraction la plus populaire du lot, quitte à massacrer quelques visiteurs au passage. Nettement plus fun que son prédécesseur, sans être la fête du slip que sera le suivant, Ghoulies II introduit le gimmick des « WC de la mort » sur écran et sur jaquette. Doté d’imperfections crasses lui donnant un charme indéniable, renforcé par le poids des années soulignant son aspect cheap, ce second volet bénéficie de l’intervention de W.A.S.P. sur la bande son avec un titre tout en finesse spécialement composé pour l’occasion : Scream until you like it. Imparable.

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Ghoulies III : énorme, épique, superbe, transcendantal. Monument de connerie, le troisième Ghoulies est un cadeau fait à tous les boutonneux de la galaxie. Les monstres sont cette fois ramenés dans notre monde par le biais d’un portail inter-dimensionnel en forme de chiottes activé par une formule magique trouvée dans un comic-book et atterrissent à la fac en pleine guéguerre des confréries.
Deux grandes nouveautés dans ce film : 1) les Ghoulies parlent 2) ils rotent et pètent comme des yacks, ce qui vaut de bon moments de poilades, en sus des vannes bien grasses qui tachent déjà chaque scène. Doté de toute la grâce d’un albatros se gaufrant à l’atterrissage, Ghoulies III possède absolument tous les atouts propres à satisfaire l’esthète exigeant en quête du raffinement ultime : concours de pets, nichons, blagues de neuneus, nichons, gags lourds, et Hope Marie Carlton. Et nichons. Le film idéal pour se péter à la bière en mode totale régression (on a testé).

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Ghoulies IV : Handicapé par un budget restreint (les précédents n’étaient déjà pas pété de thunes, c’est dire) et une histoire qui, bien qu’elle renoue avec Jonathan Graves et le premier film, élimine les « streumons » débiles et teigneux pour qui on s’était pris d’affection dans le précédent. Cette fois, ce sont deux trolls perdus sur Terre qui cherchent à rentrer chez eux (la dimension infernale d’où sortent les Ghoulies), poursuivis par une chasseresse déterminée à leur pourrir la vie. Heureusement la chasseresse en question est une bombasse en tenue de cuir bien moulante qui mettra tout le monde d’accord : quoi qu’on pense du reste du film, ses scènes sont impeccablement cadrées. Considéré comme le pire de la série par certains, le meilleur pour les autres, on déclinera toute responsabilité et vous serez obligé de passer par l’étape visionnage pour vous faire un avis sur Ghoulies IV.

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Conclusion :
Accusée de n’être qu’une opération de roublardise post-Gremlins (Héhé, bien sûr que ça l’est !) née d’un scénario pondu par un étudiant en 1983 (c’est la strict vérité), la série Ghoulies repose en paix (et en pets) depuis vingt ans aujourd’hui. Faut-il l’exhumer ? Oui !
Un peu de second degrés vous ferait le plus grand bien après une décennie d’horror porn et d’épouvante hardcore. Vous pouvez faire le malin avec votre blu-ray de Sharknado… mais il restera impossible de vous faire passer pour un initié si vous n’avez pas vu au moins un film Ghoulies dans votre vie.

Si vous devez n’en voir qu’un : Ghoulies III

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