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[CRITIQUE] Magic in the Moonlight

Deadly Tunes : découvrez notre playlist d’Halloween !

29 octobre 2014 Commentaire (0) Vues: 991 Cinéma

P.S. I Love You : Eli Roth

Mois  d’ Halloween oblige, il fallait que ma lettre ouverte s’adresse au maître de l’horreur nouvelle génération : Eli Roth. Ce nom ne vous dit peut-être rien et pourtant vous l’avez sans doute aperçu dans le rôle de l’Ours Juif et sa bande d’Inglorious Basterds menée par Brad Pitt dans le film de Tarantino.

 

Cher Eli,

 

Si j’écris aujourd’hui cette lettre, c’est bien sûr pour crier au monde entier mon amour incommensurable pour ton travail mais surtout pour le faire découvrir à ceux qui ne le connaissent peut-être pas encore ! C’est en 2002 qu’un ami me vante les atouts horrifiques de ton premier film Cabin Fever. Je m’empresse donc de l’acquérir en DVD et force est de constater qu’il nous plonge dans une atmosphère particulière. Tantôt grotesque (Dennis et ses pancakes, le jeune flic plus que douteux…) tantôt dérangeant, mais où gore et humour sont habilement maîtrisés. Le visionnage des bonus et autres commentaires sont à hurler de rire et je découvre un jeune réalisateur totalement passionné qui signe là un bel hommage aux films de genre des années 70.

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2006, ton deuxième long-métrage : Hostel, produit par un poids lourd Quentin Tarantino. Le film reste une référence parmi ceux qui sont insoutenables à regarder et tu as peut-être crée là un nouveau genre : le « torture porn » . On suit une bande de jeunes routards américains partis faire un eurotrip pour se retrouver séquestrés dans une auberge de jeunesse slovaque, torturés à mort par de riches hommes d’affaires en mal de sensations fortes. Si le scénario fait froid dans le dos, les fameuses scènes sont éprouvantes et le gore n’est biensûr pas mis de côté et la touche d’humour noir est toujours présente (le personnage qui tente de récupérer ses doigts coupés…).

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2007, c’est l’année Grindhouse où Tarantino et Rodriguez sortent leurs séries B et Z assumées : Boulevard de la Mort (où tu y as un petit rôle dans la première partie) et Planet Terror. Les sorties ciné sont alors agrémentées de fausses bandes-annonces (dont celle de Machete qui devient par la suite un vrai long-métrage de Rodriguez). Mais c’est celle que tu as réalisé qui marque le plus les esprits : Thanksgiving, toujours par son côté gore et grotesque. Et puis parce que l’on avait pas encore pensé à un tueur pour cette fête avant ça !

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Enfin, Hostel II voit le jour et s’avère totalement réussi. Cette fois c’est un casting féminin qui se retrouve piégé dans la fameuse auberge de la mort, mais la particularité de cette suite est que l’on suit deux protagonistes qui sont de l’autre côté de la barrière, deux hommes qui paient pour torturer de jeunes touristes. La psychologie des personnages va donc plus loin et le bourreau n’est pas toujours celui que l’on croit. La mise en scène des tortures est elle aussi impressionnante (on ne sort pas indemne de la scène où la pauvre Heather Matarazzo est suspendue la tête en bas). On peut désormais dire que ces deux film ont crée une légende autour du lieu puisque qui n’a jamais repensé à ces images en franchissant les portes de n’importe quelle auberge de jeunesse ? Le sujet a même été mis à l’honneur lors de la Halloween Horror Night d’Universal Studios à Hollywood (où nos chemins se sont enfin croisés !).

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Puis, en 2009, c’est l’aventure Inglorious Basterds. Choisi par Tarantino pour incarner le rôle de Donny Donowitz, aka l’Ours Juif, et sa batte de baseball mortelle. Départ pour Berlin où l’on te confie la réalisation du court-métrage présenté dans le film lors de la fameuse projection aux nazis « La Fierté de la Nation » . Tarantino réécrit l’Histoire pour le bonheur des spectateurs (321 455 689 $ au box office mondial), l’Ours Juif tue Hitler dans une scène de brasier qui a failli se terminer en catastrophe !

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Depuis, acteur (dans le traumatisant Aftershock), producteur (The Last Exorcism, la série Netflix Hemlock Grove), mais pas de réelle réalisation de long-métrage. The Green Inferno (où tu retrouves l’équipe d’Aftershock) devrait marquer ton grand retour derrière la caméra, mais il se fait hélas attendre (pour une histoire de gros sous ?) alors qu’il promettait une nouvelle expérience toujours plus traumatisante (et toujours dans des endroits reculés) au fin fond de l’Amazonie où une bande d’activistes environnementaux sont capturés par une tribu de cannibales (hommage aux films de Ruggero Deodato).

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En attendant de te voir occire Keanu Reeves dans ton prochain film Knock Knock, je te dis merci pour ces moments de terreurs partagés entre amis devant tes films et ses légendes qui ne me feront plus mettre les pieds dans une auberge de jeunesse !

Keep on the good work Eli!

best_regards

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