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14 mai 2016 Commentaire (0) Vues: 595 Cinéma

Les pires adaptations de jeu au cinéma

Le cinéma puise régulièrement dans d’autres arts pour trouver de quoi tourner, ainsi bon nombre des films classiques ou cultes du cinéma s’avèrent être des adaptations. Si le 7ème art s’est inspiré de médias très différent (littérature, bande dessinée, ou même musique), nous allons parler ici de celui qui lui a surement le moins bien réussi : le jeu vidéo.

Car il faut bien avouer que pour l’instant, les adaptations vidéoludiques ont très mauvaises réputations, et pour cause, s’il existe une pelletée de navet, le nombre de film potable se compte sur les doigts d’une main (Silent Hill, Final Fantasy : Les Créatures de l’esprit, … Prince Of Persia à la limite, mais pas grand-chose d’autres).

Constatons-donc ensemble à quel point ces adaptations peuvent aller bas, en faisant le top 5 des pires adaptations cinématographiques de jeu vidéo :

5 – La Légende de Chun Li

On démarre par une des nombreuses adaptations de Street Fighter. Le jeu de combat le plus populaire a été adapté dans d’autres films ou séries d’animation, et si la plupart sont de qualité assez moyenne, c’est bien l’opus le plus récent qui reste le pire à ce jour.

Un des principaux problèmes est tout simplement la transposition des personnages du jeu vidéo en live. Que ce soit Chun-Li, chinoise dans le film, mais qui est ici joué par une Kristin Kreuk au visage trop occidental pour être crédible, ou le général Bison un des grands méchants de la saga qui est ici résumé à un blondin homme d’affaire, c’est un sacré massacre.

De plus, le film est aussi assez ennuyeux et se prend énormément au sérieux, ce qui le rend assez ridicule. Les combats (base du jeu, rappelons-le) ne sont ni intéressant, ni bien chorégraphiés, certains mouvements font assez toc, et les doublures sont un peu trop visibles. Le pire étant surement les effets spéciaux qui sont vraiment miséreux. Ils auraient déjà été raté et laid dans un film des années 90, mais voir ça en 2011 c’est proprement honteux pour une telle franchise.

 

4 – Hitman

 

Si Hitman n’est pas non plus la licence de jeu vidéo la plus populaire, elle a tout de même conquis un marché de niche suffisamment vaste pour être décliné dans des produits dérivés improbables comme une machine à sou, et aussi du coup une saga cinématographique. Le premier film est sorti en 2007, mais c’est du second de 2015 dont on parlera ici.

Cette fois-ci le problème ne vient pas d’une trahison du chara-design des personnages (quoique Hitman en faux-chauve c’est un peu triste), mais du non-respect des mécaniques et du fond du jeu. Le jeu est du genre « assassinat/infiltration », et demande beaucoup de méthodisme (l’aspect repérage est au cœur du gameplay), voire de patience. Le film lui fait plus dans l’action survitaminé et bourrine. Pas du tout le même esprit donc.

Et cette production n’a pas juste pour problème de renier le fond du jeu, mais est aussi de très mauvaise qualité. Avec un scenario complètement invraisemblable, des acteurs inexpressifs, une réalisation lisse et des effets spéciaux ratés, ce long-métrages n’a vraiment rien pour lui et est au pire un blasphème pour les fans, au mieux un film transparent, s’inscrivant totalement dans cette tradition d’adaptation de jeu d’action insipide et sans intérêt.

 

3 – Super Mario Bros

 

Une adaptation assez importante, car elle est à la fois la première à provenir d’un jeu vidéo, mais est aussi celle du jeu le plus culte de tous les temps. Malheureusement, le long métrage fut particulièrement mauvais, et on peut dire qu’il présageait bien de la longue traversée du désert que l’on a eu ensuite.

De base l’idée de faire un film Mario était assez critiquable, car si le jeu a autant marché, ce n’est pas grâce à des critères transposables en film : ni l’histoire, ni les personnages, ni l’univers ne font la force du titre. C’est bien son gameplay, son level design et son « fun immédiat » qui plait. Or, il est souvent vain d’essayer d’adapter ce genre de critère comme l’a très bien expliqué Karim Debbache dans son épisode de Crossed sur Doom. Et c’est exactement le cas ici, chaque clin d’œil sur le jeu d’origine, rend le film encore plus débile, mais aussi souligne l’absurdité d’une telle chose dans le jeu. Mais c’est car Mario n’est pas un jeu à prendre sous le prisme du « sens » et de la cohérence d’un monde. Tous les choix pris sont à voir du point de vue du gameplay, et ainsi tout devient clair et limpide.

Et pourtant, tout en faisant plein de clin d’œil pénible, le film arrive à être à l’opposé de la véritable ambiance du jeu. A la place d’un univers mignon, on se retrouve dans une mégalopole crasse, à la Total Recall, où on peut retrouver des choses comme un voleur de bébé.

Une faute professionnelle complète, qui pourtant se fait suppléer par deux autres films.

 

2 – Mortal Kombat : Destruction Finale

 

Le premier Mortal Kombat était déjà assez mauvais, c’était cheap, avec des acteurs en roue libre, et une histoire pas bien intéressante. Un film assez médiocre au final, qui s’est vu sauvé par son côté très nanardesque, notamment grâce à un Christophe Lambert des grands soirs qui nous a fait voir son plus beau rire.

Le second lui est encore pire. Déjà car la majorité des acteurs sont partie du projet (dont Christophe Lambert, cette tristesse), rendant l’œuvre bancale d’entrée. Mais surtout car on ne peut plus vraiment parler de film dans ce cas-là, tant tout est foutraque et narré de manière approximative. Il n’y a pas vraiment d’histoire dans ce film, les choses ne sont introduits que par l’excuse du « hasard », et ce n’est au final qu’une succession de combat avec des personnages random, si bien qu’on s’aperçoit bien vite que la narration a été sacrifié sur l’autel de l’action et du namedropping intensif.

Ce n’est au final qu’un patchwork digne des pires épisodes de Power Rangers, sans aucun sens, vulgaire, racoleur, focalisé sur des combats qui font très fauchés et mal chorégraphiés.

Un film hautement indigeste, qui ne méritait juste pas d’exister.

 

1 – Uwe Boll

 

Spécialement en première place ce n’est pas un film mais bien un réalisateur dont l’on parlera. Car sans ça, le top 5 n’aurait été remplis que par des films de sa signature. Il faut dire que c’est surement l’un des réalisateurs qui a le plus touché aux adaptations de jeu-vidéo avec Paul WS Anderson (qui aurait aussi mérité sa place dans ce top d’ailleurs). Avec pas moins de 12 adaptations à son actif, Uwe Ball a pu faire sombrer plusieurs licences comme Far Cry, Alone in The Dark ou BloodRayne. Il aussi pu faire jouer un certain nombre d’acteurs bankable américains comme Jason Statham (Le Transporteur, Expandables, Fast & Furious…), Michael Madsen (Reservoir Dogs, Kill Bill, Donnie Brasco, …), Ron Perlman (Hellboy, La Cité des Enfants Perdus, …), et bien d’autres.

Tous ses films ont souvent les mêmes défauts, c’est d’être plus fait pour être des divertissements bas de gamme, gras et vulgaire, plutôt qu’avec respect du support d’origine. Ils sont aussi très mal filmés, avec des effets spéciaux fauchés, des erreurs de débutant en termes de mise en scène, et une histoire chaotique. Uwe Boll ne sait pas narrer une histoire, et il n’a pu faire autant de film que grâce à une législation allemande très particulière. Heureusement celui-ci a annoncé sa retraite récemment et devrait donc arrêter ses massacres de licence.

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Comme on a pu le voir, les adaptations de jeu vidéo ne sont clairement pas une valeur sûre, notamment car ceux-ci ne sont souvent pas bien pris au sérieux. Toutefois, le futur s’annonce un peu plus prometteur, et si on n’est toujours pas à l’abri de navet, certains films pourraient être convaincant (le Last Of Us de Sam Raimi, Assassin Creed, …). On espère donc que la roue tournera et qu’on aura droit enfin aux adaptations que le média mérite depuis des années.

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