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16 novembre 2015 Commentaire (0) Vues: 289 Cinéma, Critiques

Seul sur Mars, un Robinson Crusoé des temps modernes

Le nouveau film de Ridley Scott n’est pas celui que l’on pense. Nous sommes allés voir Seul sur Mars, et il y a des choses à dire.

Quand on pense à des termes comme « espace » et « situation angoissante », avec Ridley Scott on s’imagine immédiatement un huis clos terrifiant avec de terribles aliens meurtriers. Eh bien non, ici, ces termes sont synonymes d’une bonne humeur et d’un optimisme à toute épreuve.

 

Ce qui marque le plus dans ce long-métrage adapté du roman d’Andy Weir, c’est avant tout l’équilibre hallucinant entre la gravité de la situation mise en scène, et la légèreté avec laquelle le réalisateur parvient à la traiter. Mark Watney, le personnage incarné par Matt Damon, est probablement l’incarnation même du génie et de la ressource humaine.

Lâché seul sur la planète rouge, ce Robinson Crusoé parvient à maîtriser son environnement et fait même pousser des pommes de terre dans la station qui lui sert d’abri. Sur fond de survie, le film oscille, non sans humour, entre la crise médiatique à laquelle la NASA, qui a quand même laissé un astronaute sur Mars, doit faire face, et les efforts qu’elle déploie pour sortir Watney de l’impasse. Aux côtés de Matt Damon, qui depuis Elysium nous prouve qu’il est plus que crédible dans le genre de la science-fiction, les autres comédiens sont exceptionnels.

 

En ces temps troublés, Seul sur Mars est probablement l’un des films les plus positifs de cette année 2015. Progressivement, on est littéralement happés par le quotidien du personnage principal. La grandeur des décors mis en avant a de quoi de donner le vertige, et il se dégage une sensation de beauté et de poésie qui contraste avec la légèreté de certaines scènes. Bourré de références à la culture geek, le long-métrage ne se prive pas d’évoquer des œuvres comme Iron Man, ou encore Le Seigneur des Anneaux, alors même que Sean Bean, qui incarnait Boromir dans La Communauté de l’Anneau est présent dans la scène.

 

On est finalement assez surpris par Ridley Scott, qui nous prouve qu’à soixante dix-sept ans rien n’empêche d’avoir un regard émerveillé sur le monde, et plus encore sur la nature humaine. Le défi le plus impressionnant est certainement d’avoir instauré un suspense qui nous tient en haleine pendant plus de deux heures vingt !

 

Seul sur Mars, c’est aussi une course contre la montre survoltée, où chaque heure qui passe peut signifier la mort pour le personnage. Si on en vient à être rapidement complexé par rapport à Mark Watney, qui apparaît presque comme l’image du surhomme qu’aucun obstacle ne peut arrêter, on parvient malgré tout à s’identifier au personnage, qui reste très humain.

 

Plutôt surprenant (dans le bon sens du terme), ce long-métrage, qui aurait pu souffrir d’une inévitable comparaison avec Interstellar de Nolan, claque cinématographique sortie en salle l’année dernière, s’écarte finalement du schéma traditionnel. On ne s’attend vraiment pas à autant d’humour et de finesse dans un tel film, et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est particulièrement rafraichissant !

À voir, pour le plaisir !

 

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