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Riverdale : la nouvelle « teen série » qui cartonne

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Oui, il y aura bien un Sharknado 5 !

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31 janvier 2017 Commentaire (0) Vues: 508 TV

The Ranch : vis ma vie de redneck

La dernière sitcom menée par Ashton Kutcher nous embarque dans le quotidien pathétique d’une famille de farmers américains. Un excellent moyen de (tenter de) comprendre ces WASP qui ont fait la victoire de Trump.

 

Nous ne savons toujours pas qui sont les pro-Trump. On nous parle d’un « homme blanc de plus de 50 ans » ; mais que sait-on vraiment de cette Amérique bien profonde.. outre les films de Clint Eastwood et des reportages ironiques sur Spicee ou Canal.

Si l’univers des WASP de la bible belt vous intrigue, The Ranch est une porte d’entrée assez distrayante. Car la série, porté par Ashton Kutcher, nous rendrait les pro-Trump (presque) sympathiques.

 

That 70’s show, à la ferme

Après avoir sabordé sa courte carrière dans le football américain semi-pro, Colt Bennett (Ashton Kutcher), le fils prodigue retourne vivre au ranch de papa-maman, au fin fond du Colorado. Avec son jaloux de frère aîné, son vieux con de père, ils tentent de rattraper le temps perdu.

 

The Ranch a tout d’une bonne sitcom. Ah, la famille !Source impérissable de conflits et de rabibochages. Ah, les beaufs ! Source intarissable de répliques absurdes et d’humour gras.

Mais le sel de la série repose sur son casting, tout droit tiré de That 70’s Show. Sam Elliott (le Ghostrider originel) pose l’ambiance, avec sa voix caverneuse et sa « mustâche ». Danny Masterson,  qui campait Steven dans le 70’s Show, méconnaissable derrière sa barbe, enchaîne à la perfection les répliques de gros beauf libidineux comme on les aime. On retrouve même le latino de service, sous les traits de Wilmer Valderrama – qui jouait Fez dans le 70’s Show. Quant à Kutcher… il fait du Mon Oncle Charlie et c’est tant mieux.

 

2_Sam_Elliott

 

Bienvenue chez les bouseux !

Sans le sou, levés à 5 heures, couchés à 23, alcooliques et incultes, ces vachers du 21ème siècle assument leur idéologie réactionnaire. Le crédo de papa Bennett ? « No change, and shut the fuck up ».

 

Leurs valeurs ? Travail, famille & steak party. Leur lifestyle ? Fierté, résignation et lot of Bourbon. Chaque année, les ranchers, comme tous leurs concurrents, jouent leur vie sur la vente de leur bétail. Quand ils n’ont plus de quoi payer le courant, ils coupent l’électricité. Avec 1000 $, ils bouffent pendant un mois. Alors, quand on leur parle de ces branleurs de Washington qui palpent 1000 $/l’heure pour écrire des mails, ils enragent.

 

Républicains jusqu’au fond des boots, ils balancent de jolis « scuds » politiques, du genre « -j’ai même rencontré le Président. -Quel Président ? -Ben Obama ! -Ah (dépité), ce Président » ou encore « -Le réchauffement climatique est un machin inventé par Al Gore pour vendre des livres aux imbéciles de Californie ». On se croirait au dernier meeting de Trump.

 

De la bouse à la « booze »

Entre des parents en pleine crise de la soixantaine et leurs rejetons losers, pas étonnant que le seul lien qui unisse cette famille décomposée soit le Bourbon ! Dans un épisode pris au hasard (le 3ème de la saison 1), nous avons comptabilité une moyenne de 12 bières et 3 whiskys ingurgités par CHAQUE individu mâle. Bonjour la cirrhose !

 

the_ranch2

 

Pourtant bien partie pour nous faire rire, la série enchaîne sur une seconde saison de coups durs, qui plombent l’ambiance. On sourit, un peu. On s’ennuie, aussi. Espérons que la n°3 soit un peu plus dynamique !

 

Bref, The Ranch se balade entre Striptease, Mon Oncle Charlie et un docu d’Arte. De quoi, quand même, « binge watcher » un long week-end d’hiver.

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